Le décès de Cathriona White relance tristement la question du traitement médiatique du suicide

Ce 29 septembre, l’annonce du décès de Cathriona White, petite amie de l’acteur Jim Carrey réaffirme l’intérêt du public et des médias pour les décès tragiques des célébrités. Pourtant, les études scientifiques le prouvent : ces suicides, lorsqu’ils concernent des artistes ou des politiciens, sont d’autant plus à même d’influencer le comportement des individus vulnérables que ces personnalités sont le plus souvent admirées par le public. 
Pour ces raisons, traiter du suicide d’une célébrité devraient se faire avec une prudence toute particulière : sans valorisation indue, ni description détaillée de la méthode employée, mais en mettant davantage l’accent sur les conséquences que ce geste peut avoir. En outre, lorsque la cause du décès n’est pas connue, toute spéculation imprudente autour d’un suicide potentiel peut s’avérer néfaste. Il apparaît donc préférable de ne se prononcer que lorsque la cause du décès est attestée. Et comme pour tout suicide, veiller à ne pas publier l’éventuelle lettre d’adieu et respecter les endeuillés.
Nous invitons donc les professionnels des médias à consulter les recommandations rédigées par l’OMS. Car le suicide est évitable. Et ces quelques indications permettent de prévenir un effet de contagion du suicide et de favoriser sa prévention par l’insertion de numéros d’appel par exemple.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s