Papageno est un programme national, multimodal et intégré. Son objectif est double :

Prévenir la contagion suicidaire

L’effet Werther ou la contagion « de masse », lié à la diffusion de contenus à risque dans les médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux,
Contagion « localisée », suite à la survenue d’un suicide dans une institution (école, entreprise, hôpitaux, etc).

Promouvoir le recours et l’offre d’aide (l’effet Papageno) :

En se saisissant des opportunités qu’offrent les médias et les nouvelles technologies de l’information et de la communication,
En ayant recours à la communication comme à un authentique outil de prévention,
En remplaçant les identifications à risque (identifications aux figures suicidaires) par des identifications protectrices (identification à des personnes qui ont traversé ou aidé à traverser une crise suicidaire).

En cela, Papageno constitue un programme innovant et ambitieux de prévention suicide. Le modèle proposé mise sur le concept d’identification pour guider une stratégie audacieuse et novatrice. En plus de réduire le surcroit de mortalité lié à la contagion, il s’agit de lever les obstacles qui limitent l’accès des personnes en souffrance à des soins et services qui sont pourtant actifs et disponibles.

Depuis sa création fin 2014, le programme Papageno s’est propagé comme le bambou. À force de propositions, de motivations, d’interpellations, ses racines souterraines ont poussé, faisant émerger ça et là, toujours plus nombreuses, les pousses d’une action au service de la prévention du suicide. Initialement, nos efforts de prévention se sont concentrés sur la collaboration avec les médias afin de prévenir la contagion de masse. Aujourd’hui, nous continuons de travailler à ce que l’effet Papageno se substitue à l’effet Werther. Mais aussi, et plus généralement, nous nous efforçons à ce que, chaque fois qu’un risque de contagion suicidaire survient, ce soit l’entraide, l’accès au soin et le souci de l’autre qui se propagent.