C’est vous qui le dites

Dr Juliette Salles, psychiatre, Toulouse


Le suicide dépasse bien souvent le champ de la psychiatrie et nous voyons au quotidien la difficulté des patients et des proches à faire face à cette problématique notamment du fait des stéréotypes qu’elle véhicule. Le suicide est, en psychiatrie, une préoccupation essentielle dans nos prises en charge. Pourtant le suicide dépasse bien souvent le champ de la psychiatrie et nous voyons au quotidien la difficulté des patients et des proches à faire face à cette problématique notamment du fait des stéréotypes qu’elle véhicule. Les mythes qui entourent le suicide emmènent à discuter celui-ci sur des plans sociologiques et philosophiques qui ramènent, trop souvent, au second plan la souffrance psychique et la douleur morale qui sont à son origine. En effet, les idées suicidaires et les tentatives de suicide peuvent entrainer un sentiment de honte de l’individu qui font barrières à l’accès à des soins. Changer les idées reçues autour du suicide est donc un enjeu essentiel pour amener les personnes qui ressentent cette douleur psychique à pouvoir en parler. Une des façons d’y parvenir est de traiter cette question avec plus de justesse dans les médias.

Dr Guilhem Carle, psychiatre, Toulouse


L’énergie que déploie cette équipe, dont j’ai le plaisir de faire à présent parti, est porteuse de beaux projets. Celle de mener des actions de santé publique importantes à nos yeux, à notre échelle, et de pouvoir partager des connaissances entre disciplines. Alors ça donne envie d’y rester. Et d’accueillir d’autres collègues dans cette aventure, avec la même simplicité.

Dr David Soffer, médecin-directeur, Marseille


J’ai découvert le programme Papageno lors d’une présentation au GEPS de Strasbourg. L’initiative, en direction des futurs journalistes, me semblait évidente mais je n’avais pas immédiatement saisi l’intérêt pour le praticien de terrain. Jamais interrogé par les médias cela me semblait loin de mes besoins. La crise sanitaire a totalement changé la donne. Les sollicitations se sont multipliées et je n’ai pas hésité à contacter l’équipe avant de répondre à une interview. Hyper disponible, en quelques minutes, elle m’a aidé à identifier les idées fortes et les éléments de langage. Elle m’a rappelé les pièges à éviter, le tout en veillant à respecter le fond de ma pensée. La communication autour du suicide ne s’improvise pas ; ce programme est un maillon indispensable pour favoriser la prévention du suicide.