Comment couvrir un suicide ?

Plus de 100 études à travers le monde ont montré que certains types de traitement médiatique du suicide augmentaient le risque d’événements suicidaires chez des personnes vulnérables. L’importance de cette augmentation dépend de la quantité, de la durée et de la saillance de la couverture médiatique.
Le risque d’un surcroit de suicides augmente lorsque l’article décrit explicitement la méthode suicidaire, a recours à des Unes, des gros titres ou des images spectaculaires et lorsque la couverture médiatique – répétée et abondante – sensationnalise ou romantise une mort par suicide.

En revanche, une information responsable permet de soutenir un effort d’information auprès du public et d’encourager les personnes vulnérables à avoir recours à de l’aide. La publication de témoignages de personnes parvenues à surmonter une situation de crise grâce à des aides (imitation positive) peut renforcer les facteurs de protection ou les obstacles au suicide et contribue ainsi à sa prévention. Les médias devraient aussi toujours inclure des informations sur les ressources d’aide. De préférence, des services agréés de prévention du suicide, disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Ne craignez pas de parler du suicide. Plus le tabou persiste, plus le mythe s’enracine. Traiter le suicide avec prudence, même brièvement, peut modifier les idées reçues du public, corriger les mythes et ainsi encourager les personnes les plus vulnérables ou à risque à chercher de l’aide.

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