Par le biais d’une intervention à dimension nationale auprès des étudiants en journalisme, le programme Papageno vise à travers un traitement médiatique amélioré :

  • La minimisation du sur-risque induit par la médiatisation inadaptée d’évènements suicidaires : prévention de l’effet Werther
  • La mise à profit d’un traitement journalistique responsable en vue d’une prévention des conduites suicidaires : promotion de l’effet Papageno

Plus qu’à une formation des journalistes, le programme prétend à leur sensibilisation sur la question du suicide et ses conséquences de façon générale et sur l’impact du traitement médiatique du suicide et sur la responsabilité que cet impact appelle.

Or, le moment de l’apprentissage, qu’il soit au métier de journaliste ou à celui de médecin, est l’occasion d’un changement de regard, d’une construction des représentations. Ce qui y sera transmis sera d’autant plus déterminant pour la pratique future qu’il contribuera à la construction d’une identité professionnelle. Il s’agit donc de développer une fibre qui les rendra plus attentifs à cette problématique et qui les guidera tout au long de leur carrière. Le programme est donc pensé autour d’une rencontre-formation, d’un échange d’apprenant à apprenant sous le regard d’experts (médecin et journaliste).

Une approche générationnelle s’adressant aux étudiants en journalisme

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La méthodologie déployée vise à faire naître et à entretenir chez les étudiants en journalisme la conscience de leur responsabilité sur cette problématique. Il s’agit, à terme, d’inciter les professionnels qu’ils deviendront à mobiliser les ressources disponibles, mises en valeur par le programme. Le postulat est simple : les journalistes traiteront du suicide avec plus de précaution s’ils sont convaincus de la nécessité de le faire, donc s’ils sont sensibilisés à la problématique des conduites suicidaires et à leur marge de responsabilité en la matière.

Une méthodologie innovante

Le programme a pour originalité de reposer sur des rencontres entre une promotion d’étudiants en journalisme de première année et un groupe d’internes en psychiatrie, sous les regards experts d’un psychiatre et d’un journaliste professionnel.

Le temps d’une demi-journée, plusieurs des étudiants en journalisme exposent, par petits groupes, les résultats de leurs investigations sur un thème ayant trait à la question du suicide et de ses incidences sociétales. Les thèmes figurent sur une liste et sont préalablement choisis par la direction de l’école.
Un groupe d’internes travaille quant à lui à déconstruire certains lieux communs et mythes classiques concernant le suicide.

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Ces présentations font ensuite le support de questions réciproques et de discussions. Les experts sont là qui corrigent si nécessaire, guident et alimentent les échanges.

La formule est simple. Pourtant, les bénéfices potentiels et constatés sont multiples.

L’information se transmet selon une modalité qui rompt avec le modèle d’un enseignement vertical, magistral. La rencontre se fait générationnelle : les protagonistes ont le même âge, parlent le même langage, échangent entre apprenants, sans dimension d’expertise.

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Café Psy à Lille entre journalistes et psychiatres.

Le programme Papageno permet également d’ébaucher les réseaux de demain en même temps que d’impulser la dynamique incitant à avoir recours à ces réseaux. Dans cette nouvelle ère de la collaboration, le journaliste confronté au sujet des conduites suicidaires n’hésitera pas à contacter les professionnels de la prévention et du soin, lesquels n’hésiteront pas à lui répondre.

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