Le programme au sein des écoles de journalisme

Le moment de l’apprentissage, qu’il soit au métier de journaliste ou à celui de médecin, est l’occasion d’un changement de regard, d’une construction des représentations. C’est pourquoi, nous proposons des rencontres entre une promotion d’étudiants en journalisme et un groupe d’internes en psychiatrie, sous les regards experts d’un psychiatre et d’un journaliste professionnel.

La méthodologie déployée vise à faire naître et à entretenir chez les étudiants en journalisme la conscience de leur responsabilité sur cette problématique. Il s’agit, à terme, d’inciter les professionnels qu’ils deviendront à mobiliser les ressources disponibles, mises en valeur par le programme. Le postulat est simple : les journalistes traiteront du suicide avec plus de précaution s’ils sont convaincus de la nécessité de le faire, donc s’ils sont sensibilisés à la problématique des conduites suicidaires et à leur marge de responsabilité en la matière.

Le temps d’une demi-journée, les étudiants en journalisme exposent le résultat d’un travail rédactionnel qu’ils réalisent en groupe. Chaque présentation fait le support d’échanges et de discussions au regard des recommandations de l’OMS et des contraintes journalistiques. Un groupe d’internes travaille quant à lui à déconstruire certains lieux communs et mythes classiques concernant le suicide.
Ces présentations font ensuite le support de questions réciproques et de discussions. Les experts corrigent si nécessaire, guident et alimentent les échanges.

L’information se transmet selon une modalité qui rompt avec le modèle d’un enseignement vertical, magistral. La rencontre se fait générationnelle : les protagonistes ont le même âge, parlent le même langage, échangent entre apprenants, sans dimension d’expertise.

"Une expérience très constructive. Les futurs journalistes sont souvent un peu réservés voire étonnés, mais, au fil des échanges, ils repèrent assez vite les enjeux d’une médiatisation plus responsable du suicide et les moyens d’y parvenir, sans jamais enfreindre leur liberté d’action. Il y a bien un avant et un après Papageno." Marie-Christine Lipani, Maître de conférences/Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine

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