Psychiatre : pourquoi répondre aux journalistes ?

Les psychiatres devraient être les premiers professionnels que les journalistes sollicitent lorsqu’il s’agit de traiter médiatiquement d’un suicide. Or, répondre à une interview suscite souvent méfiance et réticence, faute d’habitude à communiquer. Pourtant, s’agissant du suicide, chaque professionnel de santé peut être une ressource pour aider le journaliste à limiter les risques de contagion liés à son travail (effet Werther).

En effet, chaque interview offre l’occasion de sensibiliser les journalistes à l’opportunité d’appliquer les recommandations de l’OMS en vue d’un traitement médiatique plus responsable du suicide. Des conseils adaptés pourraient même encourager les journalistes à avoir une véritable action de prévention (effet Papageno).

Cela passe par une sensibilisation au métier de journaliste, à l’enjeu du traitement médiatique du suicide, aux effets Werther et Papageno ainsi qu’à une prise en compte des contraintes et attentes des professionnels des médias à ce sujet.L’objectif est à terme, que la communication  responsable auprès des médias soit inscrite dans la culture des psychiatres, afin que chacun devienne une ressource pour les journalistes en vue de limiter l’effet Werther et de promouvoir l’effet Papageno.


Une première initiative de media-training a eu lieu en juin 2015 à l’occasion du congrès du CPNLF à Tours. Retrouvez les détails en cliquant ICI.


 

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